Sophrologie

Nénuphar

La sophrologie a été fondée par le Professeur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre en 1960.

C’est une pratique de relaxations dynamiques qui permet à chacun de trouver de nouvelles ressources en lui-même et d’améliorer sa qualité de vie.

Etymologie

« Sophrologie » vient de trois mots grecs :

  • Sos être sain, exempt de maladie, équilibré, harmonieux
  • Phren diaphragme, âme affective et par extension, esprit, conscience
  • Logos science, étude, discours

Sophrologie peut ainsi se traduire par l’étude de la conscience harmonieuse

Pourquoi ? Pour qui ?

Le sophrologie se constitue de techniques de relaxation visant l’équilibre entre nos émotions, nos pensées et comportements. On y apprend à percevoir de manière fine son ressenti, ses sensations corporelles, on utilise la respiration, et des stimulations.

La pratique permet un retour à soi à travers la découverte de ses sensations et l’éveil de son schéma corporel, ramène le sujet vers sa réalité vécue, ses sensations perceptions. Celles-ci lui permettent de se connecter avec son monde intérieur, son authenticité. Redonner du sens à sa vie, c’est être capable de donner de la valeur et du sens à ce que je vis et ressens.

Elle est praticable par tous en position assise ou debout avec des exercices de durée modulable.

Elle consiste en un entrainement régulier. L’efficacité de cette technique s’avère par la répétition. Plus on s’entraîne et plus l’état de bien être augmente pour un jour s’inscrire durablement.

Ses champs d’application sont vastes (voir rubrique champs d’application).

Enfin, elle stimule, renforce, rééquilibre et permet à chacun de reprendre possession de son corps face à l’accélération sociétale ; elle permet l’adaptation aux situations de la vie actuelle. Elle est un outil intéressant au service de la santé, du scolaire, du sport et de l’entreprise.

Aujourd’hui, chacun s’impose de réussir sa vie professionnelle, familiale et de s’épanouir dans sa vie personnelle mais à quel prix …

Pour illustrer mes propos, je vous propose un extrait de l’interview de Richard Esposito, Directeur du comité éditorial du magazine « Sophrologie pratiques et perspectives » dans son numéro de juin 2014

« Si nous tenons compte de notre rapport à notre passé, nous nous apercevons que notre vie intérieure est peuplée de souvenirs positifs et négatifs, pour notre futur, elle est traversée par des projets, des attentes et des craintes. Le présent s’intercale entre un passé que nous essayons souvent de retenir et un futur que nous anticipons à outrance comme si, au profit des deux autres dimensions, le présent vivant perdait sa substance.

Dans un monde hypermoderne où tout s’accélère, quelles sont les difficultés des personnes ?

Si tout va trop vite, comme l’affirme le sens commun, quels sont les moyens pour arriver à mieux s’inscrire dans le temps ?

Si le temps constitue la dimension fondamentale de notre existence, est-il possible, plutôt que d’avoir l’impression de le subir en permanence, d’arriver à se le réapproprier ?

Cette réappropriation du temps est pour le sophrologue une réappropriation de soi qui confère au sujet toute son épaisseur. Par la sophrologie, il s’agit d’apprendre en décélérant à passer du temps social et économique, technologique vers l’expérience de sa propre durée intérieure selon les rythmes et les besoins. Certains souffrent de la fatigue de ne pas être soi dans le temps, ils ont le sentiment que leur existence, destituée de son sens, leur échappe comme s’ils étaient soit trop en retard sur ce qu’ils souhaiteraient vivre, soit trop en avance sans pouvoir, même un instant, se poser, se recentrer sur leur essentiel. Notre époque exige une adaptation permanente au changement ; elle exclut malheureusement ceux qui ne trouvent pas des solutions pour mieux vivre. En tant que technique psychocorporelle, la sophrologie favorise un retour sur soi, ses ressources et capacités pour améliorer les conditions de sa propre existence dans un monde où tout s’est considérablement accéléré. »

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